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2. Strategie principale dans l'elaboration du bertso improvise 3. La controverse, l'ame du bertsolarisme improvise 3.1. Possibilités stratégiques générales de la controverse 3.2. Exemple pratique-2: "L'ouvrier et la maîtresse de maison" 3.3. Exemple pratique-3: "Discussion su l'énergie éolienne" 3. 4. Controverses sans thème imposé
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3.4 Controverses
sans thème imposé Dans ces
controverses sans thème imposé, les deux improvisateurs
montent sur scène et trament une représentation dans laquelle
il ny a pas de thème imposé de lextérieur.
Ce sont les propres improvisateurs qui vont chercher les différents
sujets de controverse suivant lendroit, le jour, le motif du rassemblement
ou les caractéristiques du public. On perçoit
plus clairement le travail de coopération que suppose une controverse
dans cette modalité. Une fois descendu de scène, on nentendra
dire à aucun bertsolari quil a bien chanté. On chante
bien ou mal, on arrive ou narrive pas à transmettre quelque
chose en équipe. Les deux ont bien fait leur travail ou personne. Pour faire
une bonne représentation, il est important que les deux bertsolaris
fixent davance un parcours valable pour une demi-heure ou trois-quarts
dheure de représentation. Ils parlent entre eux et conviennent
dun schéma. Par exemple: nous commençons à
parler de ce village, après nous traitons du Saint de la journée,
par la suite nous parlons de quelques problèmes municipaux qui
concernent les auditeurs... Ensuite, en changeant dair, nous abordons
la situation politique, plus tard, nous commençons à nous
piquer mutuellement à propos de notre situation actuelle... A la
fin, nous changeons dair et de modalité et je te taquine
au sujet de ton prochain mariage... Cest
un schéma type qui, évidemment, peut varier dun village
à un autre et dun bertsolari à un autre. Il est certain
que les bertsolaris les plus expérimentés, à cause
du grande nombre de leurs obligations et de représentations, ne
disposent souvent même pas du temps suffisant pour élaborer
une trame minimum, et entrent en lice sans avoir didée pour
commencer. Leur compétence et leur expérience leur permettent
délaborer un plan au fur et à mesure quils chantent. La répartition
des fonctions entre les bertsolaris est primordiale. Lun dentre
eux supporte le poids de la controverse, cherche les thèmes, ouvre
les chemins, change les airs. Lautre essaye de suivre le bertsolari-guide
en étant fidèle aux sujets, aux voies et aux airs choisis,
en tenant compte du fait que le travail le plus ardu est réalisé
par son compagnon. Et ici lexpérience
compte beaucoup. Il ny a pas de thèmes, mais il y a toujours
des raisons pour chanter. Le problème est de garder les yeux bien
ouverts et les oreilles bien débouchées. Savoir quel thème
il faut aborder. Sapercevoir que tel ou tel sujet plait au public.
Savoir que lorsquun thème a été bien pressé,
il faut passer à un autre. Savoir quand il faut taquiner le copain
pour que le travail de chacun soit meilleur. Savoir beaucoup de choses
qui vont au-delà du simple fait de savoir construire une strophe. Dans ces controverses de collaboration, la valeur du discours de chaque strophe est moins importante. Ce qui compte cest la représentation dans sa totalité, quelle dure une demi-heure, trois-quarts dheure ou une heure. Cest pour cela que peut arriver le cas où un bertsolari sacrifie la qualité dune strophe parce son attention est retenue par le chemin quil doit suivre postérieurement. |