AUTEURS

 

INTRODUCTION


I. REALITE SOCIOCULTURELLE DU BERTSOLARISME ACTUEL


II. EQUILIBRES ET DEFIS DU BERTSOLARISME. CLES D'UNE EXPERIENCE CREATIVE DE LA TRADITION


III. LE PROCESSUS DE CREATION DU BERTSO IMPROVISE

1. Aspects formels.

2. Strategie principale dans l'elaboration du bertso improvisé

2.1. Stratégie générale: le venin dans la queue

2.2. Exemple pratique-1: "Le dilemme des drogues chimiques"

2.3. Quelques exceptions

3. La controverse, l'ame du bertsolarisme improvisé


IV. PROPOSITION D'UN CADRE THEORIQUE

 

V. GLOSSAIRE

2 Strategie principale dans l’elaboration du bertso improvisé

Le bertso chanté a une durée approximative de vingt secondes (kopla) et une minute (bederatz i puntukoa) , variable d’un bertsolari à l’autre.

Aussi bien pour l’émetteur que pour le récepteur, ce sont des petites doses de discours en ce qui concerne la durée. L’un et l’autre identifient l’unité de discours avec le bertso. C’est, à chaque bertso, toutes les quarante secondes environ, que l’émetteur doit être capable de créer un texte pouvant se tenir de forme autonome ; qui parvienne à toucher la corde sensible du récepteur par sa drôlerie, sa profondeur, sa brillante déduction dialectique...

La modalité principale dans laquelle le bertsolari accomplit son travail est celle de la controverse avec un autre. L’un défend son rôle ou sa personne avec ses propres arguments, et essaie de réfuter ceux de son rival. Les échanges s’effectuent en tours rigoureux de trois, quatre, six, ou dix strophes, de part et d’autre, pour obtenir l’argumentation la plus plausible par rapport à celle du rival, mais chaque strophe constitue une unité discursive.

Lorsque le bertsolari chante en solitaire tel ou tel sujet, il se produit la même chose. S’il chante trois strophes, par exemple, la liaison générale du discours est importante, de sorte que ce qui est dit dans une strophe ne contredise pas ce qui a été exposé auparavant, mais, tant du côté du créateur que du côté du récepteur, c’est toujours la strophe qui est perçue comme unité principale de discours.

Photo: E. Koch / Source: Bertsolari aldizkaria